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Savoir-faire

Zinguerie dans le Comminges

Gouttières, descentes, noues, solins et habillages en zinc. Pose neuve ou remplacement sur toiture existante.

La zinguerie, c'est tout ce qui conduit l'eau là où elle doit aller. Elle représente une petite part du prix d'une toiture, et une très grande part de ses problèmes : la majorité des infiltrations qu'on nous appelle à traiter ne viennent pas des tuiles, mais d'un raccord.

Là où l'eau s'invite

Une tuile fait son travail toute seule. Les ennuis commencent aux endroits où la toiture rencontre autre chose.

  • Le solin — la jonction entre un pan de toiture et un mur, très fréquente sur le bâti mitoyen des villages du Comminges. Un solin au mortier finit toujours par se fissurer, parce que le mur et la toiture ne bougent pas ensemble. En zinc, avec une engravure dans le mur, il accompagne le mouvement.
  • La noue — l'angle rentrant entre deux pans. C'est le point le plus sollicité d'une toiture : toute l'eau des deux versants y transite. Une noue en zinc bien dimensionnée dure des décennies ; une noue trop étroite déborde au premier orage.
  • Les souches de cheminée et les lucarnes — chaque pénétration de la couverture demande un habillage sur mesure.

Gouttières et descentes

Nous posons des gouttières en zinc, pendantes ou rampantes selon la configuration, avec les crochets et la pente qu'il faut. Une gouttière mal pentée fait des flaques, gèle l'hiver et se déforme.

Le remplacement d'une gouttière existante est un chantier court — souvent une journée — et c'est un des travaux les plus rentables qu'on puisse faire sur une maison ancienne : de l'eau qui déborde en pied de toiture, c'est un mur qui se gorge et un enduit qui cloque.

Pourquoi le zinc

Il se travaille et se soude, donc il s'adapte à des formes que rien d'autre ne permet — et sur du bâti ancien, rien n'est jamais standard. Il se patine sans se dégrader, et il tient largement plus longtemps qu'un PVC qui casse au premier gel sévère.

Nous le façonnons nous-mêmes : les habillages, les couvertines, les jonctions particulières sont fabriqués à la demande, pas achetés en longueur standard.

Le joint debout

Pour certaines toitures — faible pente, formes complexes, extensions contemporaines — la couverture elle-même se fait en zinc à joint debout. C'est une technique de couvreur-zingueur à part entière, et nous la pratiquons.

En même temps qu'une réfection, ou seul

Quand nous refaisons une toiture, la zinguerie est reprise entièrement dans la foulée : c'est le seul moment où elle est accessible sans surcoût.

Mais nous intervenons aussi seuls, sur une toiture qui tient très bien par ailleurs. Un solin à reprendre, une noue percée, une descente arrachée par une branche : ce sont des chantiers courts, et il n'y a aucune raison d'attendre une réfection complète pour les traiter.

Une trace d'humidité le long d'un mur ?

Si l'auréole apparaît en haut d'un mur, contre une cheminée ou à l'angle de deux pans, c'est presque toujours la zinguerie. Un diagnostic est rapide, et la réparation souvent bien moins lourde qu'on ne l'imagine.